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14 mai 2026

Quatre enfants viennent de perdre leur maman les aider à tenir

Mort de ma petite sœur Je m'appelle Sandrine, j'ai 47 ans, je vis à Saint-Étienne où je suis aide médico-psychologique en EHPAD depuis 2009. Ma petite sœur, Mélanie Vincent, est décédée le 2 mai 2026 à 39 ans d'un cancer du sein triple négatif diagnostiqué en juillet 2024 et fulgurant. Elle a tenu 22 mois entre le diagnostic et le décès, en se battant contre quatre lignes de chimio successives. Elle laisse derrière elle son mari Olivier (43 ans, ouvrier ajusteur chez Snecma à Roanne) et leurs quatre enfants : Léo (16 ans, en seconde), Camille (13 ans, en 4e), Maël (10 ans, CM1) et Romane (6 ans, CP). Ils vivent dans une maison à Roanne. Olivier doit reprendre le travail le 19 mai parce que le congé deuil-employeur de 5 jours est terminé et qu'il n'a pas de couverture maintenue au-delà. Salaire 1 920 € net. La maison n'est pas finie de payer (175 000 € restant sur 240 000 € initiaux, crédit 18 ans). Les obsèques de ma sœur ont eu lieu le 7 mai au cimetière de Roanne. Elles ont coûté 4 800 €, intégralement prises en charge par l'assurance obsèques de la mutuelle d'Olivier. Donc ce n'est pas les obsèques que je viens financer ici c'est ce qui vient après. Ce que je viens financer La maladie de Mélanie a vidé les ressources de la famille sur 22 mois (transports CHU Lyon, soins de support non remboursés, frais de garde pour les enfants pendant les hospits, congés sans solde d'Olivier les premiers mois, perruque médicale, accompagnement psy enfants, etc.). Aujourd'hui, à la veille de la reprise du boulot, voici la situation comptable de la famille : Solde compte courant : 480 €Crédit maison : 1 240 €/moisCharges courantes : 1 100 €/moisSalaire prévu Olivier : 1 920 €/mois (à partir du 19 mai)Reste à vivre théorique : -420 €/mois sur le budget reconstitué La réalité, c'est qu'avec quatre enfants entre 6 et 16 ans, on ne peut pas vivre à -420 €. Olivier va devoir refaire entièrement leur budget familial sur 3-4 mois, mais il va aussi devoir : 1. Assurer la continuité éducative et morale des quatre enfants en plein deuil, avec un emploi à 35h/semaine et trajets, pendant que sa propre douleur s'organise.2. Financer un soutien psychologique spécialisé deuil pour les quatre enfants Léo (16 ans, qui a tout vu), Camille (13 ans, qui faisait l'infirmière à la maison à la fin), Maël (10 ans, qui ne parle plus depuis le décès), Romane (6 ans, qui demande sa maman tous les matins).3. Reconstituer un fonctionnement quotidien : qui récupère les enfants à l'école, qui gère les courses, qui fait les médecins. Ce que je propose concrètement La famille élargie s'organise. Je vais à Roanne tous les week-ends et les vacances scolaires. Mon mari Bruno aussi. Notre fille Charlotte (24 ans, dispo) peut prendre la semaine de pré-rentrée de septembre pour aider à la rentrée. Mes parents (grands-parents maternels des enfants, 73 et 75 ans, vivent à Mâcon) viennent quand ils peuvent. Mais on a tous nos vies, on ne peut pas se substituer à Olivier. Et financièrement, on est tous dans des budgets serrés (j'ai aidé à hauteur de 3 200 € pendant la maladie, ma mère 1 800 €, plus d'autres apports ponctuels). Je lance cette cagnotte pour financer 6 mois de tampon financier à la famille d'Olivier, qui leur permettra : PosteMontant6 mois de soutien psychologique spécialisé deuil enfants (4 enfants × 2 séances/mois × 50 €)2 400 €6 mois de remboursement déficit budgétaire reconstitué (420 € × 6)2 520 €Aide aux devoirs pour les 2 jeunes (Maël et Romane) 10 h/mois × 25 €/h × 6 mois1 500 €Garde d'enfants ponctuelle pendant les rendez-vous médicaux / administratifs Olivier1 200 €Activités extrascolaires pour Léo et Camille (sport club + musique) éviter le retrait1 200 €Vêtements pour Léo (grand croissance) et Romane (rentrée CE1)480 €Aide alimentation premiers 3 mois (paniers AMAP financés)720 €Marge sécurité + imprévus médicaux enfants (Maël particulièrement vulnérable)1 480 €Frais Backeen et bancaires500 €Total cagnotte12 000 € Les fonds seront gérés via un compte dédié ouvert par la mutuelle d'Olivier (qui propose ce service via leur dispositif « Fonds d'accompagnement deuil familial »). Toutes les dépenses passent par ce compte, sur justificatifs, avec un suivi mensuel transmis aux donateurs. Pourquoi je porte cette cagnotte et pas Olivier Parce qu'Olivier ne peut pas. Il est dans un état de sidération qui le rend incapable de gérer une démarche publique pour le moment. Il a validé que je porte la cagnotte pour lui, en ma qualité de tante des enfants et sœur de Mélanie. Document signé. Sa boîte mail principale, je m'en occupe pour l'instant, c'est moi qui répondrai aux donateurs qui voudraient un message. Mon engagement 1. Justificatifs trimestriels publiés sur la cagnotte (factures soutien psy, factures AMAP, etc.).2. Bilan à 6 mois et 12 mois sur l'état d'Olivier et des enfants.3. Présence régulière : je continue à venir tous les week-ends et vacances. Cette cagnotte n'achète pas l'absence familiale, elle achète du temps pour qu'on tienne tous.4. Don à l'AMAVI Loire (Association Médico-Psychologique d'Aide aux Victimes et Enfants en Deuil) : 5 % d'éventuel excédent. Si on dépasse 12 000 € L'excédent prolonge la période de soutien psy enfants au-delà de 6 mois (passe à 9 ou 12 mois selon les besoins), et complète le fonds de soutien éducatif Léo (lycée à venir, choix d'orientation que Mélanie n'aurait pas voulu rater). Si on n'atteint pas On priorise : (1) soutien psy enfants, (2) remboursement déficit budgétaire, (3) aide alimentation. Le reste, on s'organise familialement. Voilà Ma petite sœur s'appelait Mélanie. Elle souriait beaucoup. Elle a élevé 4 enfants en bonne santé avec un mari qu'elle aimait. Elle est partie en disant à Olivier la dernière nuit « apprends-leur qu'on a bien vécu, je veux pas qu'ils retiennent que ces 22 mois ». On va essayer. Merci à ceux qui voudront aider sa famille à tenir cette première année. Sandrine

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115 COMMENTAIRES
  • Léonie Ouahbi
    il y a 7 mois

    J'ai été dans une situation similaire l'année dernière avec mon papa. Sans la solidarité reçue, on n'aurait pas pu s'en sortir. Aujourd'hui c'est mon tour de redonner. Je partage votre cagnotte à tous mes contacts. Courage à vous, vous y arriverez. Une chose à la fois.

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