**Jour 1 On y va** C'est notre premier post public sur tout ce parcours. On a mis trois soirs à écrire le texte, on l'a relu cinq fois, on l'a montré à notre référente AFA avant de cliquer. Voilà, c'est lancé. Merci aux familles adoptantes qui passeront par là vous savez ce qu'on vit. Merci à tout le monde sinon. Claire et Vincent
Description de la cagnotte
Je m'appelle Claire, j'ai 29 ans, et je suis monteuse pour un grand groupe audiovisuel parisien. Mon métier, c'est de fabriquer des images qui servent à vendre du temps de cerveau disponible. Le soir et le week-end, depuis deux ans, j'en fabrique d'autres. Celles que je veux vraiment laisser derrière moi.
Ce projet s'appelle « Les filles de la rue Saint-Martin ». C'est un court-métrage documentaire de 22 minutes qui suit quatre femmes ayant vécu à la rue à Paris entre 2018 et 2023, et qui s'en sont sorties. Quatre trajectoires, quatre voix, quatre visages. Aucune voix off qui surplombe. Aucun expert qui explique à leur place. Elles racontent. Je filme. C'est tout.
Pourquoi ce film.
On parle beaucoup des SDF. On en parle souvent mal. On les compte, on les évalue, on les statistique. On les filme à la sauvette, de dos, de loin, comme s'ils étaient un décor urbain.
Les femmes à la rue, elles, on n'en parle quasiment pas. Elles représentent pourtant près de 40 % des sans-abri en Île-de-France, et leur réalité les violences, l'invisibilisation choisie pour survivre, la maternité impossible, les stratégies de mise en couple "de protection" n'a rien à voir avec celle des hommes.
J'ai mis dix-huit mois à gagner la confiance de Samira, Élodie, Nadia et Christine. J'ai filmé chez elles, dans leurs nouveaux appartements, dans les associations qui les ont accompagnées, et sur les trottoirs où elles ont dormi. Le tournage est terminé. Le pré-montage aussi. Le film existe. Il lui manque la dernière marche.
À quoi servira précisément l'argent.
Voici le budget de post-production, au centime près :
| Poste | Montant |
|---|---|
| Étalonnage colorimétrique professionnel | 2 800 € |
| Mixage son et création sonore | 3 200 € |
| Traduction et sous-titrage FR / EN / AR / ESP | 1 400 € |
| Inscription dans 12 festivals européens | 1 200 € |
| Affiches et dossier de presse | 800 € |
| Total | 9 400 € |
Aucun de ces postes n'est superflu. Un documentaire mal étalonné ou mal mixé est refusé en festival avant même d'être visionné j'en ai assez vu passer en sélection pour le savoir. Le sous-titrage en quatre langues n'est pas un caprice : les quatre protagonistes ont des origines différentes, et je veux que leurs familles puissent les voir parler dans la langue qu'elles comprennent.
Ce que ce film ne sera pas.
- Pas un film qui me rapporte de l'argent. Je travaille en CDI, je vis correctement, ce n'est pas mon objectif.
- Pas un film payant pour le public. Après son tour des festivals (environ 12 à 18 mois), il sera mis en ligne gratuitement, en accès libre.
- Pas un film "sur" des femmes, mais "avec" elles. Elles ont vu le pré-montage. Elles ont validé ce qui les concerne. Elles ont eu le droit de coupe sur leurs séquences.
- Pas un film qui les exploite. Si une chaîne achète les droits de diffusion, 100 % des recettes nettes sont reversées aux quatre protagonistes, à parts égales. C'est écrit dans un contrat signé devant huissier.
Mes engagements de transparence.
- Budget public et vérifiable : les factures de chaque poste (étalonnage, mixage, traduction, festivals) seront publiées ici au fur et à mesure.
- Compte-rendu mensuel d'avancement de la post-production, jusqu'à la livraison finale (estimée septembre 2026).
- Avant-première privée pour les contributeurs dès que le film sera prêt, avant même son passage en festival.
- Si le budget dépasse 9 400 €, le surplus financera l'organisation de projections-débats gratuites dans les écoles d'éducateurs spécialisés (IRTS, ETSUP, etc.), où le film est déjà attendu comme outil pédagogique.
- Si le budget n'est pas atteint, je m'engage à compléter sur mes fonds propres et le film sortira quand même. Les dons reçus ne seront pas remboursés mais entièrement affectés à la post-production.
Pourquoi maintenant.
Parce que la fenêtre de festival 2026-2027 se ferme en juin pour les inscriptions. Parce que Samira m'a appelée la semaine dernière pour me dire qu'elle commençait à douter que le film sortirait un jour. Parce que je ne veux pas que ces quatre femmes, qui m'ont fait confiance pendant deux ans, voient leur parole rester dans un disque dur.
Si vous lisez ces lignes, c'est déjà beaucoup. Si vous donnez, ne serait-ce que 5 €, c'est encore plus. Si vous partagez, vous me donnez ce qui me manque le plus : la visibilité.
Merci pour elles. Merci pour le film.
Claire
J'ai eu une bourse Brouillon d'un Rêve en 2024 (4 000 €) qui a permis le tournage. Le CNC a refusé le financement post-prod (sujet « trop personnel »). La cagnotte couvre exactement ce que les guichets institutionnels n'ont pas voulu prendre.
Oui, signatures écrites et droit à l'image filmées au début de chaque entretien. Elles toucheront 25% du film s'il est revendu, je leur ai garanti par écrit.
Première publique prévue à Visions du Réel (Nyon, avril 2027) si je suis sélectionnée. Sinon Les Inattendus (Lyon) en mai. Mise en ligne libre 6 mois après la dernière sélection festival.
Oui. Tout don à partir de 30 € donne accès à un lien privé Vimeo dès la fin du mixage (octobre 2026 si tout va bien).
Oui, indiquez en commentaire la ligne que vous voulez sponsoriser. Vous serez crédité spécifiquement au générique de fin sur cette ligne.
Tout dépassement va dans une enveloppe de paiement complémentaire pour les quatre femmes. Elles m'ont aidée pendant deux ans, leur temps a une valeur.
7 Avis
il y a 9 mois
Mes prières
Mélissa Bouhadi
il y a 8 mois
Petit don mais grande pensée. Bon courage à tous.
Leila Alaoui
il y a 9 mois
Mes prières
Amina Chaouch
il y a 9 mois
C'est avec le cœur que je donne. Bon courage à vous et à Mélanie.
il y a 10 mois
C'est pas grand chose mais
il y a 8 mois
Tenez bon
il y a 8 mois
Forcement avec vous
17 juillet, 2025(mettre à jour il y a 10 mois)